Léngué: les jeux sont faits

Léngué est une fleur sauvage qui pousse dans les rizières” m’informe la femme du chef Katsutoshi Kondo, ancien de L’Atelier de Joël Robuchon.

Le Léngué est un des premiers Izakayas à Paris et un équivalent du bar à vins français, du pub anglais ou du bar à tapas espagnol. On y va pour boire un coup (de saké, de bière, de vin) après le travail pour se décontracter ou  y passer la soirée entière autour d’un assortiment varié de petits plats alliant simplicité et précision.

Kondo a plus d’une corde à son arc: formation de chef et de  sommelier, il se promène en salle et salue les clients souvent installés confortablement devant des grands crus de Bourgogne et de Bordeaux à prix tout petit.

Attablé devant un Meursault de Coche-Dury, Shinichi Sato, chef du Passage 53, semble un habitué des lieux.

Rien de surprenant quand on jette un coup d’oeil à cette audacieuse carte des vins qui vante les grands noms de Bourgogne comme Coche-Dury, Roulot, Dauvissat, Raveneau, Lafon, Rousseau, Domaine de la Romanée Conti sans compter de vieux Bordeaux habituellement nichés dans les étoilés dont Léoville Las Cases, Pichon Baron, Pichon Comtesse, Pontet-Canet et tous des millésimes entre 1954 et 2002! Ça nous fait reprendre espoir de boire un bon vieux Bordeaux d’avant l’ère de la standardisation du goût.

Grâce à la formule “Dernière Bouteille” qui est garnie de choix incroyables provenant directement de la collection personnelle de Kondo, pourquoi ne pas s’offir une bouteille d’Aligoté 2009 de Coche-Dury à 88EUR ou bien goûter le Gevrey-Chambertin 1er Cru Cazetier 2006 de Rousseau à 165EUR? Si c’est une occasion spéciale, on vide la tirelire et on se paye La Tâche 1974 à 1274EUR ou on ne s’emporte qu’un peu avec Pontet-Canet 1989 à 120EUR…

Seul bémol: si l’une des bouteilles présente du bouchon ou autre défaut, vous perdez le pari, le plaisir et votre sourire.

La salle est chaleureuse et garnie de poutres, le service en tong est particulièrement attentionné, compétent et mignon.

À goûter absolument au menu: le saumon grillé, California rolls, les boulettes de poulet, tofu à la japonaise, gyoza aux légumes, poulpe au wasabi.

Mais attention… le dessert glace est un peu banal et si vous êtes fan de vins naturels, vous ne trouverez pas ici votre bonheur.

Restaurant Léngué

31 rue de la Parcheminerie 75005

+33(0)1 46 33 75 10

Ouvert le dimanche


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The miseducation of Laura Vidal

When I was at McGill, I had this vision of what waitressing was for me: a part time job while I procastinated through four years of studying Finance and Entrepreneurship.

I never thought that one day I’d end up feeling more passion for service than I could muster for even a second in Finance. I won’t be too hard on Entrepreneurship. It has proven to be useful again and again.

At Frenchie, clients often ask me:  “So what do you study while you work here?”.

I explain to them that this is in fact my full-time job, that I used to be destined for great things, that I went to study, got a job and then I got bored.

Then I explain that after returning to restaurant service and learning more and more about wine, I decided that a good life was not in fact behind a desk, dealing with oversized egos and crashing financial markets.

Reactions usually differ but rarely stray from looks of admiration, approval, confusion, disapproval and embarrassement. This is always a very entertaining part of my night. It tells me a lot about the people I have in front of me.

It happened again yesterday and it got me thinking…

Do waiters/waitresses/sommeliers realize that they are “marchands de bonheur”?

Because, isn’t that what is required of us?

Sure, we suggest this or that course, we pair wines, we pull up the chair, we hang coats, we smile, we are quick and efficient and courteous.

But at the end of the day, we are there to make the clients happy.

I first learned this at Club Chasse et Pêche in Montreal with some of the most talented and incredible people I’ve ever had the luck to work with. They are acute observers of their patrons. They are good listeners. They make good judgement calls. They are empathetic, funny and unique.

All these things make me realize that in order to succeed in making clients happy, you need of a combination of degrees from psychology to education with evening theater classes. You also have to be equipped with a great deal of humility and patience.

From all walks of life, we should probably all try it once: get on a restaurant floor and try to make the clients happy.

If that isn’t the school of life, I don’t know what is…


if you dare